Rougir, seule, face à moi-même. N'avoir plus rien à prouver ici. Je voudrais arrêter de tourner en rond, et de fuir la justification. Simplement. Ne pas avoir à expliquer mes ecrits. Rongée de tout, de tous, de moi surtout. Prisonnière de mes sentiments, foyer de verre, portes de fer, et coeur de pierre. J'voulais m'enfuir, partir loin, retrouver toute confiance. Mais j'n'ai pas pu. Manque de besoin, manque de courage peut-être. J'voulais faire de mal à personne, j'promets! J'voulais juste oublier, un instant, arrêter de pleurer à tout jamais, calmer la souffrance, au moins le temps d'un envol, stopper l'emoragie, un peu. Trouver enfin ce que je cherche. Et plier ici ma folie, brûler ensuite mes ecrits. Trouver enfin la signification de ma présence. Chercher un sens. Lorsque la culpabilité me possède, telle qu'on ne peut s'en mordre plus les doigts. Dejàà plus bas que terre. Pourtant je sombre encore. Je reste spectatrice de ma chute, à la fois immobile. Je n'y crois pas, je n'y crois plus. Je me suis laissée leurrer par tant de chimères, bercée par tant d'illusions, pour en venir àà me mentir à moi-même. Existence si futile. Vas t'en loin, plus loin toujours, que je ne t'attrappe plus, que je ne te froisse pas, encore une fois. Joue, enfant, joue, jusqu'au coucher du soleil, ris, avant que ta mere ne pleure. Pars! Cours, comme cette encre sur le papier de chaire, vite, suis son odeur de lys blanc, et fais attention aux epines de roses. Avant que l'imaginaire ne se meure sous tes yeux, avant que tout ne se sache. Parce que que tout s'apprend, tout se paie, j'en fais les frais, du fruit de mes erreurs. Enchaînée de liens puissants. Plus que vous n'pouvez le savoir. Je n'cherche plus à me liberer. Lassée de l'ivresse du monde.
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