† R . I . P †
Il suffit d'une seconde pour ouvrir les yeux,
mais tellement de temps pour les fermer sur ce que l'on nous vole.
La vie offre tout ce que la mort nous reprend.
Ton corps est-il aussi froid que les parois de nos coeurs.
Que nos mains glacées, brûlantes d'envie de te toucher encore.
Que le sang de celles-ci refuse de couler encore la vie.
Tes yeux sont-ils aussi fermés que les portes de nos sourires.
Les souvenirs sont devenus mes seuls ennemis.
Yann L ., 16.06.09 ♥ , à jamais .
IMMORTAL.
Je ne crois en aucun Dieu, en aucun mythe,
Je crois seulement en Toi*, toi seul & nul autre.
"Un jeune homme a trouvé la mort sur la route, mardi en début de soirée à Brive. Une enquête de police est en cours pour déterminer les circonstances exactes de l'accident.
La scène tragique s'est déroulée vers 19 heures 35, avenue Georges-Pompidou. Le jeune homme, âgé de 19 ans, au guidon d'une moto 50 cm3, aurait tenté de doubler une voiture qui, elle, virait vers la gauche.
Le choc lui a fait dévier sa trajectoire. En fin de course, il a heurté un poteau électrique, puis l'angle d'un mur. Il est décédé avant d'avoir pu être transporté vers l'hôpital.
Sur la moto se trouvait aussi un adolescent de 16 ans. Il ne souffre que de légères blessures physiques, mais a été psychologiquement très atteint par l'accident. Tout comme la conductrice de la voiture, âgée de 64 ans, qui n'a pas été blessée. " ~ LA MONTAGNE (Brive-la-Gaillarde 19 - mercredi 17 juin 2009 - 18:40)
J'essaie pourtant d'être la même. Je vais si bien d'avoir mal. Ma tête se vide, mon esprit s'enlise. Comme un trou dans une clope, je n'sens plus le goût d'la vie. J'n'ai plus envie. Il existe bien des choses impossibles. Faire face à la solitude, aux remords & aux regrets. J'ai appris des vérités si douces pourtant tellement blessantes, parc'que vaines à présent. Aucun retour après ton départ. Mes yeux cherchent encore les lumières des tiens. Je me souviens des promesses que tu m'as données, je n'oublierai les secrets que tu as su garder, comme ceux que je ne divulguerai jamais. Tu as laissé tell'ment de "rien". Comprends-tu nos pleurs étouffés, nos sourires envolés? Nous pardonneras-tu le mal que l'on se fait? Yann, sans toi, il n'y a plus rien, les masques se transforment un à un. Masque de sang dont on ne pourra se débarrasser. Jamais. Ce n'est pas faute d'avoir chercher l'oubli, si encore avions nous pu le trouver... Ressens-tu nos soupirs enlacés? Combien de temps devront nous encore garder cet espoir destructeur? Chaque fait, parole, acte, chaque pas me ramène à ta pensée. Ta* chanson, la dernière, résonne dans mon âme entière, comme un disque rayé, qui ne s'arrête jamais. J'ai essayé de chasser les démons de mes nuits, sans pouvoir leur faire entendre raison. Yann, tu me hantes, tu nous hantes. N'as-tu pas vu qu'à l'entrée de nos portes, chaque soir, nous déposons nos semblants, pour nous abandonner aux sentiments. Savoir que pleurer notre saoûl ne te ramèneras pas à nous. Yann L., on s'habitue au mal-être, on n'se remet jamais de la perte. Plus loin c'est le vide, et après, il n'y a rien. Mais où que tu sois, n'oublies pas qui tu es. I miss You so much.. .
No fear (Destination darkness) - The Rasmus.
Tandis que certains dorment, d'autres se lèvent. Pendant que quelques-uns fêtent leur anniversaire, & que plusieurs s'étonnent, s'engueulent, rient aux éclats, se gamellent en courant, ou s'adonnent à diverses occupations, moi je suis là, à chialler comme une conne, parc'que tu me manques. Et j'ai l'impression que tout, autour de ma petite personne, et au delà de ma vision, oui, absolument tout, a cessé de fonctionner. Ou peut-être que c'est moi, et seul'ment moi, qui refuse de voir que le monde continue de tourner, comme s'il ne s'était rien passé. Comme si jamais aucun accident n'avait eu lieu. Dans ma tête d'ailleurs, c'est le cas. Incapable de réaliser encore totalement, c'est une baffe dans la gueule, à laquelle j'ai droit, lorsque la réalité me rattrape. Un tel manque ne peut exister. Yann, deux mois aujourd'hui, deux mois que tu n'es plus. Deux mois qui ne sont rien comparés à l'importance de la perte. Rien ne te ramènera à nous, rien du tout. Regarde-nous, le mal que l'on se fait, les monstres que nous sommes devenus. Que vois-tu, dis, que vois-tu, au delà des morceaux d'âmes déchiquetées ? & même si j'ai toujours été gauche, et maladroite pour exprimer ce que je ressens, je sais que je t'aime, et que tout s'écroule sans toi et devant moi. Yann Leyssenne, à jamais, repose en paix ♥ Dimanche 16 août 2009.
Quatre heures & demie du mat', à peine couchée, réveil immédiat. Douche froide de souvenirs morts et de pensées bien amères. On est l'seize, le Dimanche seize Août deux-mille-neuf... Manque. Pire qu'l'overdose, il m'a atteinte. Rendez-moi ma dose, mes cachets, les somnifères cachés sous le parquet. Celui sur lequel tu as marché, celui sur lequel tu t'es effondré. Béton armé. Défense d'approcher. Aucun destinataire. Joyeux bordel, les maisons closes, l' tapage nocturne, tout c'dont on se foutait n'a jamais eu d'importance. N'émanera de ta pensée que la souffrance de ton absence. Quatre heures & demie du mat', & tout r'commence.
Dis, qui m'engueulera parc'que je suis nulle à Tekken, qui fera semblant de perdre pour me faire plaisir, ou pour m'énerver, dis.. ? Et qui fera tes conneries ? Bordel ! Qui se foutra de ma gueule parc'que je suis la seule fille qui a un papillon coincé entre deux mèches de cheveux en sortant de cours ? Dis, quelqu'un prendra-t-il ta place de protecteur ? Non, je connais la réponse, non... Et qui répondra à toutes mes questions idiotes ?! Je ne renverrai plus chier personne parc'qu'il est trop grand, ou parc'qu'il est mal coiffé. Où sont passés tes quatre mètres de gentillesse, celui qui s'endormait n'importe où, n'importe quand ? Repos éternel. A quoi bon chercher encore ce qui n'existe que dans le coeur. Ca m'manque, tout ça, toutes ces petites attentions, que tu me portais comme aux autres. Le seul qui trouvait drôle de faire des pompes à roues dans les nouvelles galeries, ou de jeter son sac chez des vieux pour une certaine raison. Qui défiait et se foutait de tout. L'mec qui osait cracher sur "mémé-cannes". Celui qui n'avait peur de rien, mais qui effrayait beaucoup d'autres. Entendrais-je encore tes excuses bidons pour ne pas venir, alors que la seule cause était ta PS ?! Et plus jamais je ne reviendrai derrière ce Théàtre, tu sais, en le détruisant, ils ont anéantis tout un été. C'est idiot, et je suis une abrutie de penser que tu reviendras, sans ta moto, en gueulant parc'qu'elle n'a pas voulu démarrer. Revivre ce jour à un détail près, tout calculer. Tu n'voulais pas ça, hein ? Jamais tu n'aurais souhaité tous nous abandonner, hein ?! Que doit-on penser à présent ? Et qu'en sera-t-il de nous, qu'adviendra-t-il de nos pensées, est-c'qu'un jour, on arrivera ne serait-ce qu'à prononcer plus aisément, les mots qui, pour le moment, nous sont impossible d'accès ? Yann, combien de fois revient ton prénom dans nos écrits, combien de fois l'entends-tu, plus que de par nos paroles, de nos appels au secours ?! Reviens-nous, je t'en prie, tu étais le seul à qui il ne pouvait rien arriver, et surtout pas le pire. Le garçon plus grand que moi, que j'appelais "Mon deuxième petit papa". Adieu ?
Chut, ce soir, quelqu'un est parti. & recommencer. Stop! Ne jamais s'arrêter, et j'ai peur des lendemains silencieux, alors que les battements de ton coeur, donnait, outre le rythme, un sens à la vie.
Trois mois aujourd'hui, trois mois que tu n'es plus là. Moi, je n'comprends pas. Les jours passent, pire ou mieux, on s'en fout. Les heures défilent, sous l'compteur, alors qu'pour toi, l'horloge est cassée, même les siècles, n'veulent plus rien dire. Quant à notre présence, elle devient insignifiante sous l'poids d'la fatalité. Sous les sarcasmes du manque, & les pleurs du bonheur. On a posé les armes, on est dev'nu vulnérables. Tu étais nos forces, nous sommes ta défense. Abandon précipité. Manipulation de Morphée, perfide existence. Moi je n'comprends rien. De toutes ces rêveries crevées. J'joue encore, mais j'vais finir par me faire grillée par l'ennemi. Quoi qu'il m'a déjà eue, déjà anéantie. En cassant l'rôle le plus important de l'échiquier. Moi j'suis juste un pion, noir, qu'on oublie de sortir quand on ouvre la partie. Toi, tu étais toujours le premier sur le blanc. Moi, j'n'ai jamais rien compris, puissante et forte, la tour s'est éffondrée, sous les yeux du roi, & les beautés de la reine, devant ses pions, & les rires du fou. Yann, on sait, on n'se relève jamais. Tu m'manques, tell'ment. Je t'aime. <3 YANN.
Se lever, tous les jours, parc'qu'on le doit, et se battre, à chaque instant. Se remémorer, même inconsciemment, le moment auquel on a su que tout allait basculer. Là, à l'arrière de cette voiture. Ces mots. D'une voix faible, d'une oreille sourde, mais si puissants. Les pires, je crois. Ceux qu'on redoute toute notre "vie", ceux qu'on tente inlassablement de fuir, afin de ne jamais être confronté à leur signification. L'attente interminable dans la chambre vide, pourtant remplie d'odeurs. Nauséabondes. Et compter les petits points noirs qui jonchent le sol, en pensant que c'est le nombre d'années qu'il reste encore. Mais il n'en est rien. On s'écroule, on se laisse enfermer, dans cette odeur, de plus en plus forte, de regrets. On se laisse sombrer, glissant entre les doigts des matins d'espoir. On oubli la raison. On laisse, petit à petit, s'installer son contraire. Une fois, deux fois. C'est terminé. Plus jamais. Et se rendormir, doucement. Sans jamais plus rêver.
Le miroir s'est brisé. 1 an, 2 ans, 3 ans.. . Ah non, c'est trop tard, le malheur est passé. Pourtant j'ai mal encore, là, en dedans, le petit organe me brûle, il se tourne & se retourne dans sa cage, il me supplie. Petits morceaux de verre. Reflet atrophié. Comment ai-je pu être aussi idiote pour ne pas l'arrêter en même temps que le tien ?. Ce petit coeur, insignifiant, et inutile. Si j'avais su ce qui m'attendait, n'aurais-je pas fait demi-tour ?. Tu me manques, tellement, ton Empire manque à mon petit monde, rempli, maintenant, de nostalgie, et de petits sujets de bois. Des regrets articulés, des pensées encore mortes de peur, des couleurs figées. Noir, blanc, gris, noir, blanc, gris.. . La mort décide de séparer ses pions, lorsqu'eux, décident de se séparer d'elle. C'est la triste réalité. Aussi vraie que ces morceaux de glace dans la peau. Aussi puissante qu'un coup dans la nuque, et aussi stupide que ce qu'il reste de moi, quand toi tu n'es plus là. Retirez-moi les nuits, mes frissons, si d'autres les désirent, mais ne me prenez pas mes rêves. Sept ans de malheur en une fraction de seconde.
" Ecorces de rêves, bribes de plaintes, lamentations, je tombe encore dans l'abîme des petits faibles. L'enfant a pleuré. Triste réalité, un genou écorché. Et moi j'ai hurlé, le coeur à côté. T'es parti, moi aussi. J'ai vu tant de choses belles, et de sadiques malheurs, que la faiblesse, je la sais. Et la raison, reste oubliée. Le contraire reprend sa place et je le tais. Parc'qu'erreur, j'ai raté. Défection des sens, laideur du corps. Coma, troubles, vertiges, fuite. J'ai fermé les yeux, je les ai rangés, les cachets, cachés. Douce injustice, c'est toi, pas un autre. Vieille amertume, mauvais goût d'abandon sur les lèvres." Tomorrow'll be a bad day.
Quatre mois, depuis ce tragique accident, le seize Juin deux-mille-neuf, à dix-neuf heures trente cinq.
Au revoir. Adieu.. .
On s'invente un autre monde, un petit bout de "vie" un peu différent. Utopie, le manque est inexistant là bas. Puisqu'aucune perte. On imagine son "Ailleurs", encore meilleur. Bulle d'illusions, on s'enferme, on se tait, parc'qu'on a plus personne à qui le dire. Les autres. Mais quoi qu'on fasse, ici bas, tout nous manque un jour. Tout nous échappe toujours. Pénurie, chaque jour. Il n'y a plus rien ici, qu'une façade gelée de souvenirs, carapace de fer, couvrant derrière elle, un tas d'esprits errant dans les ruines de ton passage. Chacun s'enferme avec les "jouets" qu'il veut, si bien que ces personnes le veuillent aussi. Le jeu est terminé, et j'ai perdu. Alors toi, tu as quitté mon rêve, et en claquant la porte, tu as provoqué un Enfer. Les tableaux sont tombés, les miroirs aussi, renversés. Quant au petit coeur de verre, qu'en est-il déjà ? Ton Empire face à mon monde si fragile. Oui, moi j'ai choisi de ne m'enfermer qu'avec mes regrets, tes fantômes. Bouffés d'un passé sans lendemain.
Avancer sans savoir où l'on va, oublier en un instant ce qui se trouvait derrière la porte précédente. Couloir d'ombres, s'y perdre, avec tant de maladresse que de peur. Frayeur. Le visage éclaté, les morceaux de verre brûlent les joues déjà creuses et explosées. Misérable vision. Minceur de l'esprit, maigreur de l'âme. Gerber pour disparaître. Mais à quoi bon, si même ailleurs, tu n'es pas là ? Chaque bruit de pas, sursaut, mais non, ce ne sont pas les tiens, jamais. S'écraser ce qu'il reste des os sur le parquet. Les murs se ressèrent, les portes se ferment derrière toi. Clos; c'est un peu la faim. Fin, il ne reste rien. Alors bouffer les meubles, de marbre. Se sentir plein, puis déborder enfin. Hurler de douleur, parc'qu'il fait mal, il fait plus mal qu'il ne fait noir, ici. Et froid aussi. Le sang s'accélère, pas le tien. Le coeur se fige et les souffles sont neutres. Râles animaux. Silence. S'arrêter là parc'qu'il ne semble plus rien y avoir que le vide. Et l'envie peut-être, de torturer la torture. Saut.
2010. Une nouvelle année. Sans toi. Bonne année, levez vos verres à l'injustice, embrassez l'hypocrisie. Quand le mal frappe une fois, il n'en démord pas. Le manque se fait plus grand, pourtant reste silencieux. Sache qu'ici, rien n'est comme avant. Love, again & again. ♥
Sept putain de mois d'une absence omniprésente aujourd'hui. Lourde, et douloureuse, elle ne daigne jamais s'en aller. Et ce répondeur qui me tue un peu plus. Entendre ta voix, ne serait-ce que ces quelques mots, m'emplit d'une douce nostalgie. Le mal s'installe dans les coeurs qui, malgré eux, malgré nous, battent encore. Le manque se fait plus grand de jour en jour, pourtant, c'est une fatalité, il faudra s'y habituer. Mauvais choix. Chaque pas est plus lent que le précédent, et la respiration se fait plus courte, jusqu'à ce que coulent les larmes les plus brûlantes. Et les réveils sont difficiles, à penser que tu n'es plus là. Si tu savais, comme ça fait mal de te perdre.. . Tell'ment peu préparée à une nouvelle perte, c'est ma plus grande déception, ne pas avoir su profiter, ne pas avoir su te garder auprès de nous. Chacun espérait à une blague, chacun aspirait à un nouveau départ, avec toi. Mais tout le monde s'est trompé, tu n'reviendras plus jamais. .. Ecrire dans le vide, me donne l'espoir qu'un jour, tous mes mots te parviendront, et que tu renverras quelque chose. Un signe, un départ.. . N'importe quoi.. .
Le réveil affiche 04.18. Je n'dors toujours pas. "Mardi seize février deux-mille dix", c'est ce qu'indique le calendrier. Tu n'vis toujours pas. Bordel mais que faut-il faire, pour retenir tous ces remords, tous ces regrets, qui ont perdu les souvenirs. Qui m'névrose chaque jour un peu plus. Qu'est-c'que j'peux faire ?... .. . à part continuer à t'aimer. ♥ Huit mois déjà que tu es parti.. .
Comme un manège enchanté, les souvenirs brillent & se succèdent, se déforment comme les contours dans le kaleïdoscope. Elle émet de petits battements faibles, comme ceux du coeur que l'enfant écoute en s'amusant avec le stéthoscope des grandes personnes. Mais le plus beau, le plus beau dans tout ça, ce sont les couleurs, qui défilent à travers les fentes du praxinoscope. Des pensées de toi, des pensées pour toi. Toutes ces choses, ces petits dessins de la mémoire qui peuvent paraître tellement insignifiants, mais qui comptent beaucoup à mes yeux. L'horloge tourne, mais pour toi, l'aiguille des secondes s'est arrêtée. Elle est tombée, et se promène dans le cadran. Mais avec elle, elle n'a pas tout emportée, non. La perte a fait beaucoup de ravages, mais beaucoup de morales aussi. Chacun en retire celle qu'il veut. Moi j'ai décidé de vivre, & de te faire survivre à travers mes yeux. Porter le plus lourd, pour te montrer le devant, sans rien te cacher, ni la misère, ni le malheur, pour que tu puisses les comparer au reste de bonheur & de forces qu'il reste. Et s'il y a encore de la haine, de la rage et de la colère ici, alors c'est qu'ils n'ont rien compris.