J'te vois encore partir, sans te retourner jamais. Pas un regard, pas même une ébauche de sourire, pas d'au revoir. Juste ça, ton dos, long, et agréable à s'y lover, les cheveux en bataille recouvrant ta nuque, sur laquelle j'ai déposé mes promesses d'amour. Et puis ta planche et ton sac. Comme un touriste, tu n'faisais que passer dans ma vie. S'tu savais comme ça fait mal, enfin, tu n'as même pas la moindre idée de ce que tu représentes, plus qu'à mes yeux, à mon coeur, ni de l'ampleur de mes sentiments à ton égard. Non, tu es inconscient de tout ça. Tu en joues pourtant, alors je n'comprends pas. Bientôt, je me retrouverai face à toi, encore maquillée de la veille, certainement figée, à ne plus savoir quoi dire, quoi faire. Paralysée, comme un pantin désarticulé. Mais j'en ai plus rien à faire.
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