jeudi, mars 10, 2011
... mais pas tant amoureuse.
M'prendre parfois pour ta guitare, m'pendre au son des cordes, vibrations régulières. Frotter mon bois sur ton corps, mouvement d'va & vient sous tes mains. Et m'perdre souvent dans tes accords parfaits, deux coeurs égarés. Perte de la vue, trouble mentaux, et j'abandonne, je m'abandonne à penser. Baisse les yeux, et ne vois que moi, j'voudrais tell'ment être celle que tu veux. Mais j'y arrive pas, j'me contente d'être là, entre tes doigts. Sur ton dos parfois, sur tes genoux souvent, et des fois jetée au vent. Frôler ta peau, au rythme des mots, chante-moi encore jusqu'à c'que j'me brise, que tes os se cassent, et qu'plus jamais tu n'm'enlaces. Déteste-moi quand t'en préfères une autre. Suis tes envies, fous-moi à la porte. Ne joues plus d'airs tristes. Chais pas, fous-toi à poil, prostitue-toi, fais quelque chose! Apprendre à trembler les graves, et taire les aiguës, c'est tout c'que j'ai su faire. Sans rien apporter jamais. Tendre le fil jusqu'à le faire péter. Un jour, tu cesseras de poser tes doigts dans les cases, tu cesseras d'écraser mes belles lignes, et de les courber, afin de me blesser. Un peu plus, tu t'en iras loin, & ne chanteras plus jamais. Mais tu sais, avant ça, brûle tout de moi, mes partitions, les portées, oublie de heurter mes hanches, de tes coudes. Et dis aux autres que si tu t'es mis au piano, c'est parc'que j'étais trop folle & capricieuse...
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