jeudi, mars 10, 2011

Santi. ♪

Il est 15h46, pourtant, pour moi, c'est à peine le matin. Je me réveille d'un cauchemar atroce. Un morceau d'amertume sur les dents, et le sifflement d'un retour mauvais dans les oreilles. Je me lève. Devant le miroir, mes yeux sont vides. Ce n'est qu'un reflet de brouillard, flou. Je suis toujours la même, pourtant, je ne connais pas cette fille, je ne la connais plus. J'ai oublié, l'espace d'un instant. Ma peau recouverte de regrets. Je sors. Les oiseaux ne chantent pas, encore. Il est trop tôt je crois. Demain peut-être, s'ils sont toujours là. Les escaliers ne me semblent plus aussi familiers qu'ils ne me semblaient l'être. Et chaque pas, aussi lourd soit-il, reste silencieux. Oppressant. Une porte au fond, une sortie, une fuite inenvisageable. Je voudrais partir, plutôt que de reconnaitre la dure réalité qui me crache elle-même à la gueule. Mais les erreurs du sommeil sont à rattrapper. Un sourire faux, avant de me rendre compte que la pièce est vide, que je n'ai plus besoin de me cacher. Pourtant, la pression & l'angoisse reviennent. Elles me poussent, me déstabilisent. Je trébuche, devant des regards interrogateurs, pourtant absents. L'envie de rire de moi-même aussi est partie. Je suis seule et je le sais. Personne n'était là pour me rattrapper. J'ouvre la fenêtre, le paysage m'est inconnu, lui-aussi. Quelque chose est différent. Ou tout a peut-être changé. Je n'sais plus rien, comme si je devais tout réapprendre de moi, de mon passé, mon présent. Ce qu'il me reste à faire. Je n'sais plus. Je me suis perdue dans le vide. Incapable d'avancer encore avec ce manque, je dois retrouver ce que j'ai laissé derrière moi, quand mes yeux refusaient encore de s'ouvrir, quand rien ne m'etait étranger.. .




Je n'pense pas qu'on puisse fasciner quelque personne que ce soit. On éveille simplement sa curiosité. C'est dommage.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire