Le manque d'inspiration est la pire des frustration.
L'incapacité à taire le bruit est la seconde.
L'incapacité à taire le bruit est la seconde.
On n'perçevait plus le silence, rien ne laissait croire qu'un jour il ait eu une place ici. En quelques secondes, la capitale s'est éveillée, les saoulards attendaient déjà l'ouverture de leur lieu de beuverie, se plaisant à crier sur les petits bourgeois. La grand ville qui, il y a quelques heures à peine, semblait vide et pauvre, vaste mais fuie, était devenue un bordel.
Un bruit insupportable régnait, dirigé par le grouillement, et l'impatience des passants. Certains râlaient tandis que d'autres encore, rêvaient. Non sourd du cliquetis des talons de ces dames, j'aimais à en suivre le rythme, jusqu'à ce qu'il se brise, pour en laisser entendre un nouveau, plus lent, ou plus saccadé. Madame porte des Gucci dorées, & Monsieur des Zizi, bientôt démodées.
Au plus bas, le métro & ses musiciens improvisés, les pick-pockets masqués d'un foulard, un fumigène sous la veste, au cas où la plaisanterie tourne mal. Les accordéons maladroits, la mauvaise humeur des travailleurs pressés, & la flânerie innocente des touristes m'enivraient d'une odeur forte, bousculée et brassée par la foule, nauséabonde. Dans le wagon, aucun bruit, sauf celui des grincements de rails, et de temps en temps, les passages irréguliers des mendiants. L'un dormait contre une fenêtre, un autre, le regard absent, ne semblait pas attendre le déverrouillage des portes, mais plutôt que sa vie prenne enfin un sens. Il jalousait sûrement en secret les autres passagers, qui traversent le quai avec un but précis, alors que lui n'en a pas vraiment.
Et le soleil s'est levé, soufflant sur les lumières artificielles, exposant un Paris sale et romantique à la fois.
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