jeudi, mars 10, 2011

Hm.

___ Diarhée Textuelle.
Le coeur n'bat plus, il tremble.. .




Le vide ne se comble pas vraiment, les sourires, eux, semblent se perdre, et les regards restent indécis. Ton prénom résonne dans ma tête, même si mes tempes essaient vainement de le faire fuir par leurs battements incessants et irréguliers. Mais rien n'y fait. Mon cœur gémit comme un estomac creux l'aurait fait. Jamais assez rassasié de ta présence, il se lasse encore de tes absences. Et moi je suis là, à ne plus savoir quoi faire, à ne plus savoir rien faire. Le corps vacille et les doigts s'emmêlent entre eux, dans une confusion des plus totales. La tête, privée de toute réflexion, comme les poumons d'oxygène, retarde encore la pensée. Crise, les pupilles s'amusent, font des tours dans les orbites, se plaisant à tirer chaque nerf. Les paupières, pourtant lourdes, ne cèdent pas plus, abruties par cette foire, que mon âme sous le poids des mots. Spectatrice des folies charnelles. Sans un mot, sans un souffle, aucun son émis, j'hurle à l'agonie. Parc'que ces moments vissent les boyaux contre les chairs, écrasant mes lèvres à n'en plus pouvoir supplier. Implosion des sens, fatigués de se taire, débris d'après l'apoptose d'une mécanique cellulaire. J'ai touché l'intérieur, tant que l'autre se masque. Le foie s'enivre enfin de son propre remède. Sensation intense, sentiment de vie, qu'apporte la douleur. Une main dans l'assiette et deux doigts dans la bouche pour cracher la rancœur. Réveil.




A u R e v o i r .

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