Des rires dans la maison, des pleurs sur l'plafond, j'accrochais mes douleurs au paillasson, et toi, connard, pour c'que tu m'as oubliée, même de m'am'ner à l'école , et même si j'étais pas coiffée. Et toi, sale chien, avec mes peurs, tu t'es barré, la queue entre les jambes. Tu sais, l'vent n'a rien emporté, même pas ton ombre, qui s'dessine encore parfaitement dans ma tête, ni tes promesses à la con. [ ... ] Et moi, j'vis avec cette peur, celle d'ouvrir la fenêtre et de t'appercevoir, à travers mon reflet vide, le visage couvert de balaffres, mais pas tant que le coeur en souffre, et que l'âme en chie un peu plus tous les jours. Les bons moments, j'les ai jetés, mais j'te rassure, la poubelle était pleine de "rien" au final, puisque quoi que tu aies pu me donner de bien, une accumulation de vide, reste de la souffrance, à mes yeux. Eh, batard, quand est-c'qu'on s'est aimé ? C'est loin, jamais, hein ?! [ ... ] Tu m'disais "marche!", et moi, j'courrais comme une idiote, après ton affection. [ ... ] & demain, t'inventeras quoi, comme excuse bidon ? Le réveil n'a pas sonné et t'as loupé l'dernier train ? Tu baffouilleras de la merde, & moi j'te croirai, c'est ça hein ? Ouais, ou alors, tu m'jetteras, en m'disant qu't'es désolé. Mais en fait, moi, j'saurais jamais. L'automate, joli, il n'a qu'à la fermer. Ouais, j'aurais dû ne rien dire, continuer d'encaisser, mais les plaies, de plus en plus profondes, devenaient lourdes, et tout comme toi, j'les ai lachées. Parc'qu'au fond, j'ai compris, que nous détester mutuellement nous faisais penser un peu plus l'un à l'autre. Alors oui, je suis rancunière, oui, je t'en veux. Mais j'n'ai plus la force de ressentir encore de la haine.
Parc'que tout c'que je souhaite, c'est n'être plus rien à tes yeux.
Alors, je t'en prie, sors de ma vie.
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