Ronger les âmes, et souffrent les sangs. Craquement d'os sur la peau. Déchirure physique, atrophie mentale. L'esprit s'en va, arrachant, sur son passage, les morceaux de coeur bouffés. Gerber les tripes, pour enfin se libérer de ta présence. Impossible de te chasser, quand la peau se souvient encore de tes mains, que la tête se rappelle encore de ton souffle. Enfoncer les ongles dans un corps brûlant, et refroidir, peu à peu, l'autre, le second, la moitié. Mordre, jusqu'à en chialer. Oublier, oublier. S'exploser la cervelle, destruction corporelle, mais pas seulement. Saigner, encore, les pensées amères et les espoirs idiots. Stupides choses. Jeter tout ce qui porte ton odeur, détester tout ce qui porte ton nom. Laisser les chairs en putréfaction. Ne plus aimer ce qui t'appartient. Parc'que tu n'es plus mien.
Et j'en ai tell'ment chialé, j'en ai versé des larmes, à trop te voir l'aimer, que j'ai posé les armes.
Les bras ballants, le coeur défectueux, quand tu es l'amant, moi, on me crève les yeux.
J'en ai pleuré tu sais, Elle qu'est plus belle, Si jolie Morphée, T'es tombé pour elle.
Les bras ballants, le coeur défectueux, quand tu es l'amant, moi, on me crève les yeux.
J'en ai pleuré tu sais, Elle qu'est plus belle, Si jolie Morphée, T'es tombé pour elle.
Des morceaux de chair entre les dents, qu'elle crache bientôt comme des glairs de sang. Les jambes frêles, d'un corps à moitié faible. Les joies du temps qui n'effacent rien, un bain de glace pour un simple chagrin. Que lui reste-t-il ? Sauf le droit d'aimer, sans celui de l'être, le devoir de rester, écrasée comme l'insecte. Décadence, tu l'as laissée là, en pleine déchéance, tandis qu'elle te criait. Vide à présent, la cannibale se ronge elle-même. Sans une once de remords, Morphée, tu lui as offert tes espoirs, ceux de s'endormir un jour dans tes chaleurs. Epines de poison, fleurs du mal, tu ne lui as donné que tes ronces au final. L'âme déchirée, tu l'as regardée comme une bête en cage, tu l'as vue se détruire, se battre comme une bête sauvage. Tu l'as oubliée là. Manipulatrice des pensées, spectatrices des vérités. Ici, elle n'aura plus qu'à crever.
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