L'engrenage est lancé, la putain a succombé aux charmes meurtriers d'un corps sans âme, aveuglée de ses atouts, et du « paraître » qu'il en émane. Simples chasses quotidiennes, dont aucun ne semble se lasser. Abandonnée aux caprices des songes, laisse Morphée entrer dans le jeu. Un parallèle décadent, le trou béant vers un avenir déjà mort. Un semblant de galanterie à gerber pour écarter les soupçons, un fond de musique, étouffant les murmures indésirables, et une belle gueule pour l'attirer dans ses filets. Facile, le compte à rebours a déjà commencé. 5. 4. 3. 2. 1. Amoureuse. C'est trop tard. A demi-nue, si l'homme la regarde, son égo est flatté, s'il la touche, elle est comblée, mais s'il la pénètre, elle reste outrée. Pourtant deux heures passées, elle jouira au supplice du désir, la conscience endormie, les cuisses écartées, tremblantes et transpirantes de satisfaction. Et l'autre débande, d'un plaisir assouvi. Le cœur à l'arrêt, écrasant le linge plié, détruisant tout sur son passage. Bris de vaisselle, on ramasse les pots cassés. Plus de cris que d'amour. Sens unique à toujours. Et afin qu'elle n'oublie jamais, il s'assurera plus tard de la dénigrer.
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