jeudi, mars 10, 2011

Deadly Oxygen .

* Le coeur est lourd, même loin, même dans une boîte, même si la clef est ailleurs, insupportable, il bat comme un chien, irrégulier, instable, comme toujours, on attend le jour. Le jour où il cessera de battre pour des conneries. Quand il aura fini de faire du bruit, qu'il arrêtera de réveiller la baraque pour des âneries. Et toi, tu m'diras plus qu'il fait orage dans l'creux d'l'oreille, tu ferm'ras ta gueule, et j'serai vieille. Plus tard, j'te dirai qu'on avait pas besoin de ça, qu'les sentiments c'est d'la merde, qu'on s'est détruit, qu'on s'est menti. T'as pas b'soin d'une fille au coeur artificiel. J'ai pas b'soin d'toi, j'ai pas b'soin d'croiser ton regard, et penser qu'j'ai fait une conn'rie en t'laissant tout c'qu'il me restait là d'dans. Et sur un air d'Babylon Circus, j'te quitte, j'm'en vais, brise la boite, écrase tout c'qu'elle contient. C'était rien, juste un organe, oublie-le. T'as pas su m'tenir en vie, alors jette la clef. Tiens, j'te laisse tes bouteilles, tu m'rendras mes cigarettes, la coke et tout l'bazarre, tu sais, dans l'étagère, celle où j'faisais mes rails et mes barres. Ca, n'l'oublie pas, ca n's'oublie pas.. .

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