dimanche, août 21, 2011

Songe(s).

Deux mondes parallèles qui opposeraient laideur et perfection.
 
 
 
Cachée derrière la porte des complexes, n'ose pas jeter un coup d'oeil au dehors, trop hostile, le monde des gens parfaits. Rongée par la peur de se montrer, mais surtout bouffée par celle de se regarder. Critiquer ce corps sale de laideur, pauvre d'admiration , et plein d'envie. A travers le jardin des idéaux, s'étendent les presque parfaits, presque trop. Au delà d'un sentier de jalousie, c'est l'envie de se vomir en dedans. De l'autre coté, la piece est fermée, seul le froissement des vetements retirés, du visage dévoilé, le corps mis à nu, sont audibles. Alors comment savoir ? Si personne ne voit, alors personne ne sait, que là, au fond, la laideur effraie. Le coeur délavé, c'est un regard haineux qui se porte sur sa personne, des regrets, encore. Alors c'est ca ? Le devoir de s'accepter sans se plaindre, vivre sans se dissimuler. Mais regardez-moi, le masque sur mon visage, cet entrain de fierté et d'assurance, c'est tellement facile.
C'est tellement fictif et éphémère, je n'ai pas grand chose pour moi, pourtant tellement de choses que j'aurais désirées, quitte a etre quelqu'un autre. Une coquille vide, voilà, il n'y a rien a comprendre, rien a savoir de plus, je ne suis qu'une apparence, je crois.

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