A chaque vérité naissante, quelque chose se meurt. L'insouciance est vite remplacée par un flot d'inepties. On dit que ce monde ne laisse pas de place au rêve, pourtant, l'illusion est partout. Le désir lui-même, représente un espoir. L'évasion d'un instant, alors que nous devrions être des machines. Aucun sentiment, tout n'est que savoir et performance. Détruire, sans pour autant ressentir quoi que se soit. Et surtout pas de l'amour. Oh non, l'amour c'est avancer d'un pas, et reculer de deux.
C'est un cercle vicieux, un sous-vêtement qui ne se dégrafe jamais malgré une envie d'exhiber le cœur, là, au fond de sa cage, il ne demande qu'à sortir, seulement retenu par une enveloppe charnelle, et un peu de tissu. Il lui en faudrait peu pour s'évader, courir après de nouveaux horizons, apprendre à se retenir. En attendant, il colle un peu partout ses chagrins comme des stickers, oublie la pudeur de l'âme, jusqu'à l'humilier.
Aucune culpabilité, et un peu masochiste, l'organe se délecte de son propre malheur, parce qu'il sait qu'après ça, il ne pourra que mieux apprécier son contraire. La raison n'est que restriction, sans apporter regret aucun, elle souffle des remords en plein visage.
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