dimanche, août 21, 2011
Le temps, une interminable bobine de fil.
La Sôma. C'est le nom de ma deuxième Terre. Le petit monde que j'ai créé, depuis qu'tu n'es plus là. Parc'que c'est un peu de toi, et aussi parc'que ça ressemble à « Coma ». L'âme déchirée, c'est toujours vers toi, que je me tourne, depuis que tu es parti. Je n'pleure pas sur mon sort, c'est seul'ment toi que j'implore. Tu comprends ? Là-bas, il n'y a rien, là-bas, tu y demeures encore. Vivant, je n'sais pas si j'ai vraiment réalisé, ou si je rejette encore ton image sur les autres. C'est comme un diaporama différé, qui défile, et n's'arrête jamais. Un peu abjecte, c'est une pensée dans laquelle je me conforte. Souvent, elle m'apaise, alors que je devrais ouvrir les yeux, pour toi, pour que tu voies le monde, à travers ma rétine. Une vision un peu atrophiée, mais je m'en contente. Ici, le « nous » n'existe plus. Toi non plus. Et quand je m'en vais, à l'intérieur de ce petit jardin secret, alors tout est différent, presque parfait. Comme si mon inconscient me servait à rejoindre l'au-delà, quand je rêve encore de toi. Oui, c'est un peu comme si parfois, je parvenais à t'atteindre, t'effleurer, sans pouvoir vraiment te toucher. Dans ces instants là, j'ai toutes sortes d'impressions, comme celle d'être capable de te ramener dans ma vie, qui n'en est plus tell'ment une. De par ton absence, tu n'as pas su garder le silence, et tu harcèles encore souvent l'abstrait des dessous de ma conscience, sans même le savoir, tu as tout changé de moi. Le créateur, insouciant encore de l'œuvre ratée qu'il est sur le point de réaliser. Une bombe à retardement, qu'il perd, et ne retrouvera jamais. Destructrice, dangereuse. J'y entends au-dedans, quelques confessions interdites, que les enfants ne révèlent à personne, mais dont les bribes futures se sont échappées déjà.
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